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Auteur : Rien
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star La chiée du bocal
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star Pleure petite fille
star Paranoïa
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Version complète de l'histoire
Nouvelle de

Paranoïa

Chapitre 7 :
Les Morts Monts


Paranoïa

7 : Les Morts Monts

Odieux !
Hé titi ! Je me souviens de ton discours, nos premières nuits sans amour. Dis, tu te souviens de ce que tu m’as dit ?
Hé toi, là-derrière bien caché, pas tant que cela. Et si depuis toujours je connaissais ton secret. Ta déchéance. Ta femme, tes enfants, ton sang.
Hé mon ami, mon amant, mon aimant, mon amour, crois-tu que le virtuel rend aveugle ?
J’ai peur d’accepter à présent. Peur de ne plus vouloir faire semblant dans ton monde blanc.
T’es beau.
Beau comme une chimère, une histoire perdue, une féminine voix. T’es beau, comme l’absent qui revient, comme un écrit sans fin, une musique le matin. T’es beau !
Tu vois ce que j’écris ? Vois-tu ce que tu me fais faire ? Toi, sans pouvoir oublier.
Et tous ces corps en ton tien, tout ce bien, cette chance dans tes veines. Où me mets-tu ?
Je suis morte.

La patience enivre mes mots de crâne, et j’attends que tu craques tel un héros. Laisse-moi devenir ton héroïne mon amour, laisse-moi me souvenir de toi, je sais. Je sais tout. Je sais que je t’aime malgré tout !
Je vais revenir mon amour. Je vais reprendre du service. Mais ne me mens plus ! Ne me mens plus jamais ! Laisse ma colère endormie au fond de l’oubli.
Laisse-moi. Ne joue plus qu’avec mon corps, laisse mon esprit se reposer dans une confiance. Son drap de soie, sa couette de nous. Laisse-nous nous aimer.

La réponse
Rien ! Je suis rien. Lâche. Et je veux tout savoir.
Je viens là pour vider un peu ce trop plein de pensées. Mais qu’est-ce que je veux vraiment bordel ?
Je veux écrire. Bon, sur ce, je suis servi. Je veux pleurer. Pas aujourd’hui.
Je veux lui. Je veux connaître son unique personnage.
Pour ne plus le voir partout. J’accepterai tout !
Tout tant que c’est virtuel peut-être. Car j’aime posséder ce que je ne possède pas. Comme une sorcière qui attire sa proie dans ses filets. Une araignée.
L’araignée c’est moi !

Putin de délire ! J’ai comme de la merde dans les yeux, une sorte de chat dans le gosier, la bouche cousue par trop de conneries devant se taire !
Je veux tellement ! J’aimerais tellement retrouver la vue sur un paysage idyllique !
J’aimerais tellement t’aimer.
Comment puis-je douter encor ? Pourquoi surtout ?
Pourquoi mon esprit va de la bêtise à la suprême intelligence de ton être ?
Serais-tu réellement plusieurs comme je suis trois en moi ?
Allons-y soyons fous bordel !
Et j’en ris de plaisir et je m’en fous !
Je suis tant en moi-même, tant que je ne me connais pas encor. Et tous tes toi que je cherche à connaître sans me taire.
Ô si tu étais lui ! Ce corps que j’adore ! Ce regard maladroit ! Ce rire discret ! Cette fuite et cette peur d’aimer ! Oui, si tu étais lui je voudrais t’appartenir pour toujours. T’épouser. Être une femme qui aime son mari.
Mais peut-être que le paysage n’est qu’une illusion dans ce monde. Un futur roman dramatique. Une vie inventée.
Pourtant j’aimerais tant ! Tant voir enfin la réalité. Sortir de ce rêve cauchemardesque.
J’aimerais pouvoir avoir et savoir. Je t’aimerai quoi qu’il arrive.
Tout ce texte pour l’amour. La folie d’un amour cruel, virtuel, réel, obsessionnel, intentionnel, un amour d’elle pour lui. De moi pour toi. De toi pour moi aussi.
Soyons fous ! Je suis folle de toi !