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Auteur : Rien
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star La chiée du bocal
view Bon
star Autre chose
star Pleure petite fille
star Paranoïa
star Les Morts Monts
star Chuchotement

Version complète de l'histoire
Nouvelle de

Paranoïa

Chapitre 3 :
Bon


Paranoïa

3 : Bon

Quelle idée encor que de vouloir écrire une sorte de nouvelle.
Entre pensées et réflexions. Entre avancement et renonciations.
Il ne faut pas oublier le but de cet écrit. Une sorte de travail, une introspection pour mieux vivre.
Ce qui vient de m’arriver, cette histoire virtuelle. Cet amour virtuel.
J’ai parfois l’impression que les aléas de la vie sont là pour une raison quoi qu’il arrive.
Comme ici par exemple ; pour un beau pléonasme, l’interligne est plus large qu’en temps normal. Je ne sais pas pourquoi, et n’arrive même pas à trouver où changer cela.
C’est comme si une force invisible guidait ma façon d’être, mais surtout de faire le plus souvent.
J’ai trouvé ! Premièrement j’ai pensé au titre et ai souris, et j’ai trouvé ! Soufflons profondément.
Non, l’interligne ne veut pas trouver sa place correcte ce matin. Je laisse ainsi avant de me mettre en colère.
Ça me donne envie d’arrêter d’écrire. Je ne sais même pas pourquoi je suis venu écrire ! Je ne sais plus grand-chose ce matin.

L’envie de pleurer
Elle n’est jamais bien loin. Toujours à fleur de peau.
C’est comme courir à reculons !

Avançons ! Avançons en une poésie pour mieux reprendre le cours de la vie.

Standard
conforme à une fabrication
con formé par une inspiration
confrontée à la solitude
un con forcé à son étude.

Libre, pareil et différent
le manque de tout en dedans
une vision pour comprendre
une hallucination pour entendre.

Comment être pareil ?
Né sous le même ciel
pour une simple rime…

Pour un petit sonnet
un petit rien imparfait
pour une voix sans crime.

Auto-persécuté
Pauvre esprit délirant ! Il voudrait que tout soit parfait.
Je ne peux que le laisser aller sans regarder vraiment ce que j’écris. J’aimerais que tous ces points, ces erreurs ne se corrigent plus. Ou mieux, que tout se fasse tout seul sans que j’en ai réellement conscience.
J’aimerais tant de choses que je m’aperçois que je les possède déjà.
Je suis en colère.
Je suis en colère !
Je suis en colère contre moi-même.
Voilà ce que je possède. Cette faculté à écrire ce que je suis vraiment. À écrire plus vite que le vent. À faire des rimes aussi. À penser encor et encor sans vraiment m’en rendre compte. Sans ne plus regarder le clavier. Sans plus de sens.
Je me vide la tête ici.

Et je m’efface peu à peu d’une vie virtuelle. Je lutte pour ne plus y penser. Et mon je, m’ennuie.
Parfois tout va vite, parfois un rien avance, parfois je n’ai plus foi en rien. Parfois j’ai envie de faire une poésie, parfois je suis, souvent je me sens perdue.
Perdue dans tout ce qui m’arrive. Tout ce hasard, cette persévérance.
Pourquoi je pense à cet homme ? Dois-je plutôt me taire.

Chapitre 3 : je parle avec la mort

Pensant déjà à tout leur montrer, comme pour leur dire que je suis folle. Cherchant toujours à me cacher.
Je dois aller bien plus en profondeur. Avoir confiance en moi. Savoir pourquoi. Pourquoi tout ça. Pourquoi tout va parfois si vite.
Tout doucement.
Croyons.
Je dois me perdre.
Je dois être seule pour comprendre, pour attendre sans attendre, pour entendre ce qu’il faut apprendre, pour tendre la main.
Je cherche continuellement, obsessionnellement le pourquoi du comment.
Jusqu’où irait le pardon si…
Pour un simple vouloir.
Et si je pouvais entendre la réponse clairement. Écrire clairement pour commencer.
Je n’ai plus l’impression d’aimer en cet instant. Je suis seule.

Cet homme que je crois aimer

Tous ces hommes en une seule image. Je suis tel un fou qui se construit son idéal avec des photos de magazines.
Un montage de petits bouts par ci, de petits bouts par là.
Mais au fond, l’homme le plus vrai est celui dont le corps m’a été offert. Mais son esprit si peu.
Et puis il y a l’autre.
Cet être virtuel. Celui qui m’attire sans même se montrer. Celui qui joue avec ma curiosité, avec ma peur, avec mon désir de tout savoir, de tout comprendre, de vouloir la vérité, celui qui se dit bête tant il est intelligent, celui qui dit ne croire en rien et qui possède en réalité tous les pouvoirs.
Ce matin je me dis qu’il veut m’attirer dans sa secte.
Son lieu de prédilection. J’ai le droit de me dire cela dans cet écrit.
Quand on cherche à comprendre, comme un flic qui veut résoudre son affaire, il y a forcément de la paranoïa.
Sans le vouloir je crois que ce titre n’est pas anodin. Mais il faut qu’il me protège aussi. Je ne souhaite entrer dans aucun ordre. J’aime ma vie telle qu’elle est. Sans ennui, sans compte à rendre surtout.
Une vie isolée pour pas qu’on m’emmerde.
Mais je sens cet amour en moi. J’ai voulu aimer cet être caché pour savoir ce qu’il voulait vraiment. Mais je ne le sais pas encor.
Ses mots me manquent !
Il me manque ! Il me manque alors qu’on ne se parlait à peine une heure par jour. Mais comme si toute la journée je n’attendais que ce moment, il était là à chaque instant. Et encor ce matin. Hier, demain. C’est une pure folie que d’aimer ainsi.
Aimer… Mais aimer… Aimer encor. L’aimer. Les mais. Les mets la moi. Il m’attire avec l’envie de lui. Ce sexe, cette sexualité si débordante. Il est si fort dans sa prestance d’homme mûre. J’adore ça !
Je suis attiré par sa domination sur moi.
Et lui par ma féminité dominante qui se soumet.
C’est de la folie. Je sens ma tête qui tourne comme quand je suis au creux dans ses mots. Comme si nous pouvions communiquer là, sans se parler.
Comme si je lui disais, écrivais que je l’aime, ici, sans que personne ne regarde, qu’il pouvait le lire.
De la pure parano ! J’en ris tant c’est fou.
Comme un hacker ayant pris le contrôle de mon pc, mais plus que cela, de mon esprit.
Mais… Laisse-moi mon libre arbitre. Laisse-moi jouer moi aussi sinon ce n’est pas drôle.
Si tout cela pouvait être vrai… Et si ça l’était ?
Pourquoi ça me fait rire, alors que ça devrait me faire peur. Je suis seule.
Je trouve ça drôle, car c’est adapté ! Adapté au titre de cet écrit !
J’aime cet homme.
Tous les jours. Comme une erreur. Toujours. Tous jours.
M’aimes-tu aussi ?
Parfois je sais que oui, parfois je sens que non, parfois… Rien.
Parfois je me dis qu’il faut que je détache ce lien.
Cette magie, ces rimes, cette poésie que j’adore. Comme je t’adore. Je t’aime. J’aime cet homme. J’aime celui-ci aussi.
J’aime deux hommes.
Entre deux. Toujours deux.
Deux feux, deux dieux !
Pourquoi toi, pourquoi trois, pourquoi pourquoi ?
Je bloque sur les échos de mon moi. Mon ça, mon ego, mes mots, ton manque aussi. Quand le lien se détache, je ne ris plus.
Il faut que je comprenne sans aller dans la folie mentale alors que j’y suis déjà. Que faire ? Que taire ? Que dire ? Qu’écrire.
Le sexe est si présent. Ce désir, Ô ce désir ! J’ai tant envie ! Là-dedans ! Envie de lui ! De le sentir fort ! Fort et tendrement. Te revoilà. Toujours dans le sexe. Pourquoi ? Tu m’attires dans le sexe.
Ce n’est pas de l’amour, c’est de la luxure !
Non, je ne peux plus me dire que je t’aime. Non.
Je dois arriver à calmer cette ardeur en moi. Cette fougue. Cette envie de sexualité. Il le faut. Je dois voir plus loin aujourd’hui.
L’envie intellectuelle. L’envie d’être vraie. L’envie d’être aimé aussi. Aimer est plus fort que d’être aimé ?
Je ne pense pas !