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Auteur : Soupirance
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Chapitre 5 :
L'empreinte.



5 : L'empreinte.

Une nuit de pleine lune. Comme si le jour s’éveilla dans la journée. Les villageois entendirent les chants des oiseaux accompagnant une étrange mélodie. Comme si le vent chantait dans l’anonymat… Les gens sortirent de chez eux… Plus aucune mélodie. Il ne restait plus que l’obscurité paisible endormie déposée sous une légère brise.
Le silence total… le pays des songes reprit son voyage… mais pas pour tout le monde…

Le fils de l’ébéniste entendit toujours le timbre de cette voix portée dans l’air. Une nuit, c’est décidé il s’en alla sous la pointe des pieds laissant une lettre expliquant son départ. Parler à ses parents lui était trop dire et il se souhaitait pas voir sa mère pleurait. La maison s’endormit profondément, c’est alors que discrètement il sort par la fenêtre de sa chambre.
Il suivit cette douce mélodie ; croassement de crapaud, des clochettes harmonieuses accompagnées d’une distrayante flute et le bercement de la harpe… il vagabonde vers les pas de cette musique enchanteresse… dans la forêt.

Sur le houlement de volatiles, des petites lucioles volaient au bord du sentier éclairant son chemin. Le charme le guida jusqu’au pied d’un saule pleureur. Des pâquerettes fleurissaient… rubis sur l’ongle. Il pénétrera sous la chevelure d’osiers… Un visage cligne des yeux dans le tronc du saule pleureur. Aucun mot prononcé, le portrait disparu comme il apparut.
Il quitta cet arbre, passa sur un arbre mort pour traverser la rivière. Il se souvient alors de la maison de la vieille dame… Son inquiétude lui revient… mais sa curiosité l’emporta. Après tout, une telle expérience comme celle-ci ne se revivra pas de sitôt.
Il allait d’aventure en aventure… Ce qui, au fond de lui, l’enchanta. Il croyait vivre son rêve de petit garçon ; vivre d’aventure dans l’enchantement des légendes…
C’est à ne rien comprendre. Le voici atterri dans un cimetière. L’endroit est paisible et serein. Il se sent envahie par une chaleur apaisante. Une statue face à lui. Une femme aux ailes de papillons. La chevelure bleue et un ruban rouge dans les cheveux. Le portrait lui est familier…
Au pied de la statue : il reconnut l’oiseau en bois qu’il avait sculpté pour la Belle sans nom… Il ne pouvait pas se tromper s’il avait gravait sa signature juste sur l’aile.
Quand il s’approcha, un éclat l’aveuglait. La statue de pierre prit l’apparence de la jeune fille à la beauté unique…
Il en resta bouche bée.

Dès qu’elle prit l’apparence humaine, elle sillonne un petit chemin où des rires, d’ailleurs, s’entendit.
Il s’entête à la suivre… dans son rêve éveillé.

Course folle. Ses pas le conduisent vers l’autre arbre, pareillement étrange… Face à face au chêne blanc. La jeune fille se retrouva percher sur une des grandes branches.
Aucun mot ne s’échangea. Les yeux se parlèrent dans le plus beau silence du cœur et d’âme… Ils se partagèrent. La passion sous le rayon de Lune, loin des ailes d’Apollon que le jeune homme en oublia de respirer…

La vieille dame se présenta à l’arbre, toujours dans son silence. Le tronc de l’arbre se changea en une porte éblouissante… il était impossible de percevoir l’autre côté du seuil… Ainsi cette vieille dame lassait de la vie quitta ce monde pour un tout autre.

La Lune se pencha sur le jeunes gens en leur offrant, sous sa lumière d’argent, un ruban autour de leur main liée par sa bénédiction. La jeune fille, enfant de la Lune, devient alors une simple jeune femme. Puis l’astre de la nuit regagna les cieux.

Peu à peu la lumière s’éteignit et le chêne prit l’apparence d’un arbre mort, à l’écorce curieusement blanche.
Ensuite, ils rentrèrent tous les deux vers leur nouvelle demeure ; la chaumière et ses secrets.

Nul ne connaissait véritablement cette vieille dame qui vécut dans les bois. Elle s’était retiraient du monde des hommes pour vivre dans solitude. Ces rumeurs de sorcières venaient des langues de vipères du village qui ne savait quoi faire de leur journée si ce n’est que d’inventés d’horrible histoires à son sujets.
Quand les jeunes gens revinrent au village. Cette petite communauté fut en fête, et le mariage fût célébrer. Et les mauvaises langues ? Laissons-les de côtés. Comme partout il y en beaucoup. Comme partout, il y a de tout. Ceci dit… Les villageois quand ils la revirent, ils la trouvèrent enlaidie. Avec le temps, l’histoire s’estompa. Aujourd’hui c’est devenu une légende où chacun la raconte à sa motte !
***
Dans cette légende, la Belle savait les sentiments du jeune homme en son égard mais ne pouvait prendre le risque de lui dévoiler sa flamme, à cause des tourments que sa beauté causait au sein du village. Alors, qu’elle cherchait à cacher son secret, enfant de la lune, elle se perdit dans la forêt. Là, elle rencontra la vieille dame. La sorcière de ces bois, lassée de ce monde, souhaitait s’en allait vers l’autre monde. Après une longue entrevue, les accords furent scellés ; partir en laissant à son unique héritière, la Belle, sa chaumière et ses secrets…
Et cette fameuse chaumière ? elle se trouverait au cœur du bois des Libellules où un petit ruisseau ruisselle et que de l’autre côté un chemin mènerait vers ce chêne blanc, mort maintenant depuis longtemps.

***




Quand Fleurange eut terminé. Je n’ai eu le temps de poser la moindre question. Qu’elle me dit :
« Il est tant que je montes me coucher. Je t’ai préparé une couverture et un oreiller pour que tu puisses dormir dans le salon. Je n’ai malheureusement pas de chambre d’ami. »
Nous nous échangeons nos souhaits pour la nuit.
Une nuit suspendue aux étoiles d’interrogations.
_________________________

Le lendemain, c’est chez moi dans mon lit que je me réveille après ce doux rêve étoilée où mes yeux en gardait l’empreinte de l’émerveillement, avec un doux sourire sur mes lèvres.